HISTOIRE
DE VULAINES PAR SERGE CERUTI
VULAINES EN 1901 : UN VILLAGE SI TRANQUILLE...
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Rien
de tel, pour effectuer un "retour vers le passé"
de notre village au début du XXème siècle,
que les bases incontournables d'un très officiel recensement.
Celui de 1901 nous fait apparaître un bourg de 345 habitants
(115 électeurs) dont les caractéristiques n'ont guère
varié par rapport au début du XIXème siècle.
A cette époque, il y avait certes une centaine d'habitants
en moins, mais le "profil" de l'agglomération était
presque le même: des agriculteurs et des vignerons dont le
nombre allait inexorablement décroître et auxquels
s'étaient ajoutées, au fil des ans, quelques petites
entreprises issues de l'évolution technologique, certes,
mais toutes adaptées aux métiers traditionnels du
village.
En 1901, donc, le maire, A. RICHE, son adjoint LHARDY et 8 conseillers
municipaux "règnent" sur un personnel communal
dont les principaux protagonistes sont le secrétaire de mairie
Emile Lebègue (l'instituteur), l'officier pompier PARQUET
- auquel succédera un nommé GUERIN -, le "Garde
Champêtre Tambour Afficheur" nommé Désiré
Bailly et le cantonnier Louis Ravier.

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Côté
enseignement, les Vulaignots ont le choix entre l'école publique
devenue mixte en novembre 1881 dirigée par M. Lebègue,
dans la mairie actuelle et l'école libre de la Doctrine Chrétienne
pour les filles, à la place de l'Ecole Maternelle.
Pour ce qui est des transports, nul à l'époque n'eut
pu imaginer le déferlement automobile d'aujourd'hui! On se
contentait de la ligne ferroviaire Corbeil-Montereau (par Melun
et Héricy) inaugurée le 20 juin 1897, sur laquelle
Vulaines n'était qu'une simple halte puisque ce n'est qu'en
1905 qu'un chef de gare allait prendre d'officielles fonctions.
Pour les trajets vers les villes proches, il y avait le tramway
entre la gare d'Avon-Fontainebleau et Valvins et à partir
du 19 juin 1909 jusqu'à la gare de Vulaines.
Tous les jours, par ailleurs, il y avait la diligence (puis plus
tard le bus) sur le trajet Fontainebleau- Vulaines- Echouboulains.
Dans le domaine de la "com", il fallait se contenter de
la poste à Avon et du télégraphe à Héricy.
Il allait falloir attendre 1908 pour une cabine téléphonique,
le 1 er décembre 1910 un bureau de poste tenu par un facteur-receveur
(Auger) et en 1927 le télégraphe. Auparavant en 1906
s'était installé un receveur buraliste
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Quant
au domaine religieux, il revenait au curé Guignon dont le
ministère allait se prolonger jusqu'en 1926.
Bien qu'il y eut trois fois moins d'habitants qu'aujourd'hui, le
vrai "commerce local" était beaucoup plus florissant
dans le haut du village car, à l'époque, la Seine
ne coulait pas presque aux pieds d'un supermarché... On recensait
un boulanger (au même emplacement qu'actuellement), trois
aubergistes- épiciers ou débit de tabac, un cordonnier,
deux menuisiers, un loueur de voitures, une blanchisseuse- couturière.
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Côté entreprises, deux entrepreneurs de maçonnerie,
une fabrique de matériaux de construction, un mécanicien,
un maréchal-ferrant et une entreprise de machines agricoles.
Toutes ces activités, à l'exception de l'entreprise
de maçonnerie qui se trouvait à l'emplacement actuel
de la société BARNIQUEL, se répartissaient
dans un secteur comprenant les rues de l'Eglise, du Parc, Riché,
Gambetta, Pasteur.
On comptait 19 cultivateurs-éleveurs (2 rue Riché,
6 rue Jame, 2 rue de la République, 5 rue Pasteur, 3 rue
de Varenne et 1 à Valvins. Les Vignerons entamaient leur
chant du cygne et n'étaient plus que quatre (3 rue Jame et
1 rue Pasteur). Enfin 2 jardiniers (1 rue Jame et 1 rue Pasteur)
complétaient un secteur d'activités finalement mieux
réparti qu'aujourd'hui où seule une boulangerie "orne"
la rue principale.
Mais on n'arrête pas le progrès...
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